J’ai malheureusement manqué la pièce Lau de Marie-Pier Audet lorsqu’elle a été présentée en 2023. Par contre, j’ai eu la chance de me procurer Pleurer la tête sous l’eau, l’adaptation littéraire de cette pièce, publiée aux éditions Planète rebelle. Un court texte poignant, une autofiction créée en collaboration avec Katherine IS, qui s’apparente d’abord à une crise du quart de siècle sur fond de peine d’amour, mais qui s’avère être bien plus que ça.
Comment sortir sa tête de l’eau
Eh oui, Lau, qui ne sait plus très bien où elle se situe dans sa relation amoureuse, décide de prendre une pause. Encouragée par sa meilleure amie, un soir où elle n’était pas tout à fait à jeun, elle décide de contacter une voyante pour l’aider avec ses préoccupations sentimentales. Cependant, lors de cette rencontre, ce n’est pas exactement ce qui arrive puisque la voyante, au lieu de l’aider avec ses préoccupations sentimentales, lui parlera plutôt du message que sa mère décédée souhaite lui transmettre. C’est alors que le lecteur entrera dans le tourbillon d’émotions qui habite Lau depuis le départ de sa mère, alors qu’elle était toute jeune, et découvrira comment cet événement l’affecte encore aujourd’hui.
Une lecteur rafraichissante
Ce que j’ai beaucoup aimé de cette lecture, c’est qu’on pouvait très bien s’imaginer à la fois le récit et l’interprétation théâtrale de l’œuvre. C’est un texte poignant sur les déceptions, le deuil, l’incompréhension, la douceur, l’amitié et l’amour.
Il faut lire Pleurer la tête sous l’eau : de la pièce Lau pour ses réflexions et ses émotions profondément humaines.